Épisode 02
Un carac doit-il forcément être vert ?
Le vert fait partie de son identité. Mais suffit-il à définir ce qu’est vraiment un carac ?

Dans l’imaginaire romand, le carac est vert.
C’est même probablement son signe distinctif le plus reconnaissable.
Une tartelette.
Une ganache au chocolat.
Un glaçage vert.
Et son fameux point de chocolat au centre.
Voilà le carac que l’on connaît depuis des générations.
Mais alors, si on lui enlève son vert… est-ce encore un carac ?
Si l’on s’en tient à la tradition, le carac classique possède effectivement des codes bien précis. Sa couleur en fait partie et participe énormément à son identité.
Mais une tradition n’est pas nécessairement quelque chose de figé.
Les recettes traversent les générations. Elles sont transmises, interprétées, travaillées et parfois transformées, sans nécessairement oublier ce qui les a inspirées.
C’est précisément de cette réflexion qu’est né 24 Caracs.
Pour nous, revisiter le carac ne signifiait pas remplacer le traditionnel. Il s’agissait plutôt de conserver cette pâtisserie que nous connaissons tous et d’imaginer tout ce qu’elle pourrait encore raconter.
Le vert reste celui du traditionnel.
Mais les autres couleurs peuvent annoncer autre chose : une saveur, une création, une saison, une envie.
Abricot, basilic, framboise, café, fleur d’oranger… et plus d’une centaine d’idées imaginées au fil des années.
La couleur devient alors une première indication de ce qui vous attend.
Et pourtant, derrière toutes ces déclinaisons, l'idée reste la même : une tartelette, une ganache au chocolat et ce glaçage qui rend le carac immédiatement reconnaissable.
Le carac traditionnel n’a donc pas disparu.
Il reste le carac vert traditionnel. Et il aura toujours sa place.
Nous avons simplement choisi de lui offrir…
une grande famille.
Finalement, la vraie question n’est peut-être pas :
« Un carac doit-il forcément être vert ? »
Mais plutôt :
Jusqu’où peut-on revisiter un carac tout en restant fidèle à ce qu’il est ?
Et ça… on en parle au prochain épisode.

